Où je laisse mon imagination vagabonder, et où je me mets à écrire pas mal n’importe quoi… Et où je me reprends quand je me rends compte que ce que je dis n’a pas de sens. Et où je fais des fautes.
J’ai pris la peine de les transcrire sans les corriger, pour que vous voyiez vraiment ce qui m’est venu dans la tête quand j’écrivais. Texte intégral.
Harry Potter avait les yeux verts. Comme ceux de sa mère. Comme ceux de tellement de gens. Des roux, souvent. Mais aussi des blonds, des bruns. Bien entendu. Harry, lui, avait les cheveux noirs. Cheveux noirs, yeux verts. Wow. Beau mélange. Harry n’aimait pas le vert plus qu’il faut. Du vert, il y en a partout. Dehors, dedans, partout. Toutes les plantes. Le gazon, les arbres, les plumes des animaux, même. Verts. C’était beau, mais trop là. Blasant, à la fin. Un peu trop perçant, comme couleur. Harry préférait le bleu. Ce n’était pas la couleur de sa maison, à Poudlard, mais il la préférait quand même. Gryffondor arborait fièrement le rouge et or, le feu, le courage, la bravoure, la galanterie, la passion, la témérité, la chevaleresquerie. C’est là qu’Harry avait été réparti, parce qu’il était courageux, apparemment. S’ils savaient à quel point il avait peur… Peur de tout, peur de vivre. Les autres maisons étaient colorées différemment. Chez Serpentard, c’est le vert, justement, qu’on prisait. Avec l’argent. Pour faire un mélange froid et dure, mais vaseux et humide en même temps. Effrayant. Chez Poufsouffle, on portait le jaune et le noir. Ça faisait penser auz bonbons à la réglisse pour Harry. Et aux abeilles, aussi. Aux arbitres. Et aux prisonniers. Pourquoi fallait-il associer les couleurs jaunes et noires à des rayures, machinalement? C’était plutôt ridicule. Les couleurs qu’on associait aux Serdaigles étaient le bleu et le cuivre. Ou le bronze. Harry ne savait plus trop. Il avait toujours confondu ces métaux, ces couleurs, ces pigments, peu importe ce dont il s’agissait foncièrement. Bronze ou cuivre. Whatever. Brun-doré, disons. Mais l’important, chez les Serdaigles, c’était le bleu. Un bleu normal, banal aussi, mais bleu quand même. Il y avait bien moins de bleu dans la nature que de vert, ou même de rouge, ou de jaune. Harry trouvait que les fleurs bleues n’étaient jamais vraiment bleues, mais plutôt mauves, ou violettes. Et les poissons bleus étaient plutôt gris. Bon, d’accord. Certains poissons étaient vraiment bleus. Comme certains reptiles. Tout comme pas mal d’oiseaux. Et certains minéraux. Harry n’avait pas vraiment d’excuses. Il y avait peut-être presqu’autant de bleu dans la nature qu’il y avait de vert. Mais Harry préférait quand même le bleu. Pour des yeux, du moins. Peut-être que s’il avait dû choisir entre un arbre bleu et un arbre vert, il aurait choisi le vert, parce qu’il aurait fait plus uniforme, plus naturel, plus à l’aise. Moins planté là par l’homme. Peut-être que s’il avait dû choisir entre un pull rouge et un pull bleu, il aurait choisi le rouge, pour rehausser ses pomettes, ou parce que les ombres rouges sur du rouge, quand il s’agissait de laine collée à un torse, faisaient saillir ses muscles et donnait à son corps une forme agile, triangulaire, élancée, dure. Belle. Et peut-être que s’il avait dû choisir entre boire un jus bleu et un jus jaune il aurait choisi le jaune, simplement pour ne pas dégobiller dans son assiette avant même d’avoir porté le verre à sa bouche. Mais…
Le pire, c’est que malgré tous ces détours insensés, je savais très bien où je m’en allais avec ça, et que j’ai même pas eu le temps de finir de dire ce que je voulais dire… Ici, c’est le bout - moins purgatif… simplement pour mon plaisir égoïste – où j’improvise la fin du texte, assis devant mon ordinateur le Macbook à ma mère.
… Mais Harry préférait quand même le bleu, malgré tout, malgré le jus, malgré les arbres et malgré les pulls qui rendaient sexy. Parce ce n’étaient ni les yeux bruns, au regard perçant, dur, de Ginny, ni son doux visage freckelé, ni ses longs et soyeux cheveux roux, ni ses petits seins durs, ni la face braillarde de Cho Chang, ni ses petits seins un peu moins durs à elle, ni les grandes jambes d’Hermione, ni ses grandes dents non plus, ni la moustache pleine de miettes de l’oncle Vernon, ni les fesses roses de Draco, ni le make-up vert brillant de Pansy, ni les bobettes à motifs carreautés de McGonagall, ni les pieds sales de Grawp, ni les collants troués de Tonks, ni les nuages flous que Luna avait en guise d’irises, ni le torse velu de Remus, ni ses propres yeux verts brillants qu’il avait en tête quand il se masturbait. C’était les yeux bleus profonds, bleus chamaré, bleus inégal, bleus longtemps, bleus à en faire aller se cacher le plus beau des ciels bleus, simplement bleus de Ron, qu’il voyait quand il se branlait! Des fois, avec des accès de honte, les yeux qu’il voyait, leur bleu se fondant, devenaient pour un bref instant ceux d’un autre homme, bien plus vieux, barbu… (!) Mais, effrayé, il s’efforçait, et ils reprenaient leurs cils roux et leur air rieur. Ahhhhh, bleu…
Ouais. Ça c’était mon moi pervers qui a fini l’histoire. XD
Je ne suis pas certaine d’apprécier cette fin ! :P Mais en tout cas, tu n’as perdu de temps en 20 minutes. J’trouve ça génial de vous faire faire cette exercice ! En plus, on voit toutes les tournures de ton esprit… :P J’adore ! Bref, joli blog mon cher !
Bisous !
P.s. On m’a dit un jour, je ne sais pas si c’est vrai, que le bleu est un pigment que l’on ne retrouve dans aucune fleur “naturelle”… Bien sûr, maintenant, tout se modifie. Oh ! Et chez les poissons… Doris est bleue ! :P
Check l’autre qui chiâle sur mes fins d’histoire…. Ahh, et ouais, pour les fleurs bleues, j’ai entendu ça moi aussi. Mais j’sais pas. [/full en retard]