Lundi, j’ai reçu l’album Everything’s Easy de Girlyman que j’avais commandé au début du mois sur CD Baby, un site web de musique indépendante que je ne connaissais pas avant.
J’ai acheté le CD le 5 octobre. Le 7, j’ai reçu un email m’informant avec grâce et beauté que «mon CD avait été doucement soulevé des étagères de CD Baby avec des gants anti-contamination stérilisés et placé sur un coussin de satin. Une équipe de 50 employés avaient inspecté et poli mon CD afin de s’assurer qu’il était dans la meilleure condition possible avant d’être posté. Leur spécialiste de l’empaquetage venu du Japon avait allumé une chandelle et le silence était tombé sur la foule alors qu’il avait déposé mon CD dans la boîte plaquée d’or la plus délicate que l’on puisse trouver sur le marché. Ils avaient tous eu une fête merveilleuse par après et toute l’assemblée avait paradé dans la rue jusqu’au bureau de poste, où la ville entière de Portland avait salué d’un “Bon voyage!” le départ de mon colis, qui s’était envolé vers moi dans leur jet privé CD Baby en ce septième jour du mois d’octobre de l’an deux mille neuf. Ils espéraient tous que j’aie eu une expérience fantastique lors de mon magasinage chez CD Baby et, en commémoration, avaient cloué mon portrait sur leur mur, avec la mention “Client de l’année”. Ils étaient tous épuisés mais n’en pouvaient plus d’attendre mon retour sur CDBABY.COM!» La lettre finissait avec «Merci, merci merci! Soupir… On s’ennuie déjà de vous! On reste drette icitte, à patiemment attendre votre retour au http://cdbaby.com.» *
Que dire de plus? C’est pas très compliqué d’adorer CD Baby! Ça a pris deux semaines et demie pour que mon CD arrive, ce qui n’est pas extraordinaire, mais bien correct selon moi, surtout pour un CD venu de l’Oregon (à l’autre bout du continent).
Et puis mon CD de Girlyman est bon bon bon!
Films du moment: Tous ceux que j’ai vus mais à propos desquels je n’ai pas écrit, faute de temps. À défaut de critiques, je vous sers une liste. Where The Wild Things Are (2009), Die Liebe der Jeanne Ney (1927), Kino Pravda #22 (1925), Le cuirassé Potemkine (1925), Regen (1929), Images d’Ostende (1929), À propos de Nice (1930), Manhatta (1921), Berlin (Symphony of the Great City) (1927), Anemic Cinema (1926), Emak-Bakia (1926), La Coquille et le Clergyman (1928), Menilmontant (1926), Boogie Nights (1997), The Shining (1980), Shanghai Express (1932), La Grande Illusion (1937), Touch of Evil (1958), All My Life (1966), Necrology (1970), The Street (1976).
* Il est à noter que l’auteur de cet article peut être responsable de certaines libertés prises quant à la traduction de la lettre.
C’était comment Boogie Nights? C’est sur ma liste à voir…
Moi aussi j’ai vu Manhatta! Hier en plus :P Dans mon cours de communication, mais il a pas été apprécié du grand public… Ah ces gens. Ça me faisait penser, en fait, au film que Marguerite nous avait montré à un moment donné en Histoire du cinéma, je ne me rappèle plus du titre, ni même s’il avait un titre, mais c’était un “short” si on veut d’un seul plan qui filmait la côte de New York pendant vraiment longtemps. Est-ce que ça te dis quelque chose?
Boogie Nights c’est bon! Il me semble que tu aimerais ça! C’est exaltant, drôle, et plein de sexe. Et superbement réalisé aussi.
Je sais pas c’est quoi ce film dont tu parles, Nad! Je me souviens de “Empire”, le film d’Andy Warhol qui durait des heures et qui filmait l’Empire State Building sans coupure ni mouvement, mais c’est tout. Et ça devait être avec Dyotte, pas avec Marguerite… nin?
Est-ce qu’ils on Boogie Nights au Vidéotron??!!
Quand j’y travaillais on l’avait.